Émilie Bernard, voyageuse passionnée de découvertes et surfeuse débutante, revient sur son surftrip à Taghazout. Elle nous livre en détail ses impressions, ses conseils et ses coups de cœur.
Émilie, pourquoi avoir choisi Taghazout pour ton premier surftrip ?
Émilie : J’avais envie d’une destination qui combine surf, soleil et dépaysement, mais je ne voulais pas aller trop loin ni exploser mon budget. Le Maroc m’a vite attirée : c’est à quelques heures de vol de la France, l’ambiance y est chaleureuse et Taghazout est réputée pour ses vagues parfaites pour apprendre. Ce petit village, avec ses maisons blanchies à la chaux et ses terrasses qui surplombent l’océan, dégage un charme fou. Dès que je suis arrivée, j’ai senti que j’allais me plaire. Et puis, on m’avait dit que l’hiver et le printemps étaient les périodes idéales pour débuter ici, donc je me suis lancée sans hésiter.
Comment as-tu trouvé les conditions pour une surfeuse débutante ?
Émilie : Franchement, parfaites. Les vagues à Taghazout sont assez régulières, ce qui permet de pratiquer sans trop de surprises. Il y a plusieurs plages adaptées aux débutants, comme Panorama ou Crocro Beach, où les vagues ne sont pas trop puissantes. J’ai pu m’entraîner sur des mousses faciles à attraper et apprendre les bases du take-off en toute sécurité. J’ai aussi apprécié le fait que les moniteurs locaux soient vraiment bienveillants et patients. Ils prennent le temps d’expliquer les bons gestes et de rassurer, ce qui est précieux quand on débute. Après quelques jours, j’ai commencé à attraper de petites vagues « vertes ».
Quels sont tes conseils pour ceux qui veulent se lancer à Taghazout ?
Émilie : Déjà, je conseillerais de ne pas hésiter à prendre des cours. Même si vous avez déjà surfé une ou deux fois ailleurs, l’accompagnement d’un moniteur local fait toute la différence. Ils connaissent les spots par cœur, savent quand et où aller en fonction des marées, et peuvent vraiment vous aider à progresser plus vite. Pensez à protéger votre peau : le soleil marocain peut être impitoyable, donc une bonne crème solaire et un chapeau sont indispensables après la session.
Quel matériel as-tu utilisé sur place ?
Émilie : J’ai utilisé une planche en mousse de 8 pieds, qui est idéale pour débuter. Elle est stable, facile à manier, et pardonne bien les erreurs. C’est vraiment l’option la plus confortable pour apprendre. Côté tenue, j’ai opté pour une combinaison 3/2 mm. Même en hiver, l’eau reste assez agréable, donc pas besoin d’une combinaison trop épaisse.
En dehors du surf, qu’as-tu particulièrement apprécié à Taghazout ?
Émilie : Ce qui m’a le plus marquée, c’est l’ambiance générale du village. Taghazout, ce n’est pas qu’un spot de surf, c’est aussi un lieu de rencontre. On y croise des voyageurs du monde entier : des familles, des backpackers, des yogis, et bien sûr des surfeurs de tous niveaux. Le soir, après la session, tout le monde se retrouve sur les terrasses des cafés ou au bord de la plage pour admirer le coucher du soleil. J’ai adoré partager ces moments avec des gens venus des quatre coins du globe.
Et puis, il y a la cuisine. Je me suis régalée avec les tajines, les poissons grillés tout frais et les pâtisseries marocaines. Chaque repas était une découverte. J’ai aussi pris le temps de faire quelques excursions : une balade dans la Vallée du Paradis, un détour par le marché local d’Aourir… C’est une région où il y a beaucoup à voir et à faire, même en dehors de l’eau.
Pour résumer, Taghazout est une destination parfaite pour apprendre le surf tout en découvrant une culture différente et en vivant une vraie aventure humaine. Je ne pouvais pas rêver mieux pour mon premier surftrip.