Accueil » Destinations » Mentawai
Surf Mentawai : tout savoir pour scorer le trip de ta vie
Tu en as assez de baver devant des vidéos de tubes infinis sans jamais oser franchir le pas pour organiser ton propre trip surf mentawai par peur de la logistique ou du niveau exigé à l’eau ?
Ce dossier complet t’arme de toutes les connaissances nécessaires pour naviguer entre le mythe et la réalité, en t’aidant à trancher sur le budget, la saison idéale et le dilemme éternel entre le confort d’un camp et la liberté d’un bateau. Prépare-toi à débloquer les clés d’un séjour réussi grâce à des astuces de locaux qui te garantiront de scorer les meilleures sessions de ta vie sur ces récifs légendaires.
Tu peux aussi regarder notre guide complet sur le surf à Bali.
Les Mentawai, est-ce vraiment pour toi ?
Le mythe de la perfection et la réalité du terrain
Tout surfeur a déjà bavé devant ces images de tubes mécaniques sur papier glacé. L’archipel est indéniablement l’une des 5 destinations surf à voir au moins une fois dans sa vie. Mais attention au mirage marketing qui vend du rêve sans le mode d’emploi.
La réalité frappe fort : ça casse vite, puissant, sur du corail vivant et tranchant. Beaucoup de surfeurs ont laissé un peu de peau sur le reef de HT’s. Une erreur de placement ici se paie cash, souvent en points de suture plutôt qu’en souvenirs.
Les vrais débutants peuvent venir en basse saison dans des camps adaptés, mais ce n’est pas un endroit recommandé pour commencer. On vient ici pour charger et repousser ses limites, pas pour s’initier.
Découvrez tous les surftrips aux Mentawai avec Booksurfcamps
Quel niveau pour surfer aux Mentawai ?
Soyons francs : le ticket d’entrée standard, c’est un niveau intermédiaire avancé à expert. Tu dois maîtriser ton take-off les yeux fermés, générer ta propre vitesse et lire une lèvre qui jette sans paniquer. Si tu doutes de tes capacités, la vague, elle, ne doutera pas et te sanctionnera immédiatement.
Même sur des spots dits « accessibles » comme Burger World ou Nipussi, l’aisance sur reef break est non négociable. Le fond est toujours là, peu profond, prêt à te rappeler à l’ordre à la moindre chute mal contrôlée. Le danger rôde sous la surface.
Quelques options existent pour les intermédiaires moins têtes brûlées, surtout hors saison quand la houle baisse. Mais 90% des vagues de classe mondiale ici exigent un engagement total et une technique solide.
L'esprit Mentawai : plus qu'un simple surf trip
C’est un pèlerinage au bout du monde, une déconnexion radicale de la 4G et des soucis quotidiens. Tu te retrouves isolé face à l’océan Indien, dans une beauté brute qui te remet instantanément à ta place.
On ne vient pas juste pour cruiser, on vient pour progresser techniquement et franchir un cap. De nombreux opérateurs sur place misent tout sur l’analyse vidéo et le coaching pointu, un vrai plus pour corriger ce bras qui traîne ou ce bottom turn mou.
Le rythme est monacal et addictif : surf, manger, dormir, recommencer. Tes seules préoccupations deviennent la marée, le vent et la taille de la houle. Une immersion absolue, loin de toute distraction parasite.
Oui, Macaronis ou Lance’s Right peuvent être blindés aux heures de pointe. Pourtant, la densité de spots est telle qu’en cherchant bien, tu trouveras cette session magique presque seul.
Calendrier surf – Mentawaii
3 couleurs : Super / Bien / Non.
Jan
Périodes par niveauFév
Périodes par niveauMar
Périodes par niveauAvr
Périodes par niveauMai
Périodes par niveauJuin
Périodes par niveauJuil
Périodes par niveauAoût
Périodes par niveauSept
Périodes par niveauOct
Périodes par niveauNov
Périodes par niveauDéc
Périodes par niveauCalendrier surf – résumé
Mai–Sept : Saison haute, houles puissantes SW. Parfait pour intermédiaires & confirmés.
Avr & Oct–Nov : Conditions solides mais plus variables. Bon pour inter/confirmés. Débutants possibles sur quelques spots abrités.
Déc–Mars : Houles plus petites. Idéal débutants & intermédiaires tranquilles.
Archipel tropical ultra constant : reef breaks, eau chaude toute l'année. Saison haute = perfection mais plus de monde.
Quand partir chasser les vagues parfaites ?
Maintenant que tu sais si les Mentawai sont faites pour toi, la question suivante est de savoir quand boucler tes sacs. Le timing est tout.
La haute saison (avril – octobre) : la garantie de vagues épiques
C’est le « prime time » absolu pour les chargeurs. Les grosses houles du sud de l’Océan Indien pilonnent l’archipel sans relâche. Tu as la meilleure chance de scorer des vagues de classe mondiale tous les jours. C’est intense.
Revers de la médaille, c’est la période la plus chère et fréquentée. Il faut s’attendre à partager le lineup sur les spots connus. La compétition est réelle.
Le mois d’avril reste un excellent compromis pour démarrer. Si tu cherches d’autres options, regarde Où surfer en avril ? pour comparer. C’est souvent moins saturé.
Les saisons intermédiaires (mars-avril et octobre-novembre) : le bon compromis
Ces mois représentent une super alternative pour le budget. Il y a nettement moins de monde à l’eau. Les prix des charters peuvent baisser.
Les vagues sont toujours très consistantes, rassure-toi. Même si les houles massives sont un peu moins fréquentes, la qualité reste dingue. C’est l’idéal pour ceux qui veulent éviter la foule oppressante de la haute saison.
Prépare-toi à un peu plus de pluie tropicale. Heureusement, ça n’affecte en rien la qualité des vagues.
La basse saison (décembre – février) : pour les solitaires
C’est la période du calme plat… uniquement pour la foule. Tu peux surfer des spots mondialement connus presque seul. C’est une sensation rare.
Les houles sont moins puissantes et changent souvent de direction. Si certains spots comme HT’s marchent moins bien, d’autres légendes comme Macaronis ou Thunders restent très fiables. Il faut juste viser juste.
C’est une bonne période pour les surfeurs intermédiaires curieux. Tu peux t’essayer aux Mentawai sans la pression des grosses vagues et du monde. C’est plus cool.
Le guide des spots : un terrain de jeu infini
Ok, tu as choisi ta période. Maintenant, le plat de résistance : les vagues. L’archipel est si dense en spots qu’on pourrait y passer une vie.
Les joyaux du nord : la région de Playground
Cette zone porte bien son nom : c’est une densité de spots hallucinante sur un périmètre réduit. Tu peux littéralement changer de vague en cinq minutes de bateau pour trouver la condition parfaite.
Si tu as le niveau, Rifles est le Graal : une droite kilométrique, ultra-rapide et tubulaire qui ne pardonne aucune erreur. Juste à côté, E-Bay offre une gauche très esthétique qui balance des tubes parfaits quand la houle est bien orientée.
La variété est dingue avec des options comme Hideaways, Pistols, ou le redoutable No Kandui pour les chargeurs.
Le cœur de l’archipel : les vagues de Sipora
Sipora est l’épicentre historique, l’île qui a révélé les Mentawai au monde dans les années 90. Elle abrite certaines des vagues les plus médiatisées et convoitées de la planète surf.
La star incontestée, c’est Lance’s Right (HT’s), découverte par Lance Knight en 1991. C’est une droite mécanique offrant des barils intenses, mais attention au récif peu profond surnommé « la table du chirurgien », selon le Washington Post.
Sa voisine, Lance’s Left, est une gauche beaucoup plus régulière et accessible. Elle tient parfaitement la grosse houle, offrant des murs longs et consistants sans la dangerosité immédiate de HT’s.
Le sud sauvage et Macaronis, la vague parfaite
Le sud offre une ambiance plus « raw », loin de l’agitation, avec des vagues puissantes qui captent la moindre ondulation de l’Océan Indien. C’est le terrain de chasse des surfeurs qui veulent de la consistance.
Ici trône Macaronis, souvent qualifiée de « vague la plus fun du monde ». C’est une gauche mécanique, d’une prévisibilité déconcertante, qui te laisse enchaîner tubes et manœuvres comme dans un skatepark aquatique.
Pour plus de puissance, Thunders est un véritable « swell magnet » qui marche tout le temps, tandis que Greenbush reste le défi ultime pour les experts en quête de tubes profonds.
Spots connus : HT’s (Lance’s Right), Lance’s Left, Macaronis, Greenbush, Rifles, Kandui, Burger World, Thunders, Hideaways
15 jours de surf aux îles Mentawai du Nord, Indonésie
Surf à Fuerteventura - Les infos pratiques
Côté surf
- Niveau : Intermédiaire avancé à expert
- Type de vagues : Reef breaks world-class, droites et gauches mécaniques, vagues creuses / tubulaires
- Type de fonds : Récifs coralliens peu profonds (corail dur + reef shelf)
- Quand y aller : Toute l’année
- Meilleure période :
Haute saison (avril à octobre) : houles puissantes, consistance max → pour chargeurs
Inter-saisons (mars-avril / oct-nov) : excellent compromis, moins de monde
Basse saison (décembre à février) : vagues plus petites, idéal pour intermédiaires - Température moyenne (eau) : 27–29 °C
- Température moyenne (terre) : 27–31 °C, humidité élevée
- Écoles de surf : Très peu (coaching surtout en camps + sur bateaux)
- Matériel : Pas de shops sur place → prévoir 2–3 planches + leashes + kit réparation + wax tropicale
- Vent : Léger, souvent offshore le matin / brises thermiques l’après-midi
- Dangers : Corail coupant, séries puissantes, rips, isolement → assurance surf essentielle
Avant de partir
- Décalage horaire : +6 h par rapport à la France (GMT+7)
- Temps de vol : ~17 à 22 h selon escales (Paris → Jakarta/Kuala Lumpur → Padang)
- Aéroport le plus proche : Padang (PDG – Sumatra)
- Documents nécessaires : Passeport valide 6 mois après la date d’entrée
- Visa :
VOA (Visa on Arrival) 30 jours possible
e-Visa en option - Vaccins requis : Aucun obligatoire
- Vaccins recommandés : Hépatite A, typhoïde, DTCP à jour ; hépatite B selon durée
- Assurance voyage : Indispensable (évacuation médicale + surf + bateau) – notre partenaire Chapka.
- Bagages surf : Les compagnies facturent le surfboard bag (50–150 € par trajet selon compagnie) -> Voir notre article détaillé.
- Taxe surf Mentawaï : Surf Retribution Fee obligatoire
2 000 000 IDR (~120 €)
Valable 30 jours - Accès aux îles :
- Ferry rapide Mentawai Fast (3 à 6 h)
- Speedboat privé (cher)
- Bateau lent (option budget, très long)
Paiement : Beaucoup d’endroits n’acceptent que le cash → retirer à Padang
- Communication : Prévoir carte SIM indonésienne (Telkomsel), utile à Padang uniquement
- Santé :
Trousse de secours indispensable (désinfectant, pansements, suture adhésive)
Traitement antipaludéen recommandé selon zones de transit (Sumatra)
Sensibilité gastro fréquente lors du transit
Sur place
- Langue parlée : Indonésien / bahasa ; anglais basique dans les camps et bateaux
- Monnaie : Rupiah indonésienne (IDR)
- Coût de la vie : Élevé (camps & bateaux = circuits fermés / formule tout inclus)
- Sécurité :
À terre : très sûr
En surf : danger élevé (reef, isolement, accidents de surf) - Se déplacer :
Déplacements en speedboat depuis le camp / bateau-charter
Pas d’infrastructures routières dans les zones surf - Logement :
- Surf resorts (Sipora, Nyang Nyang, Playgrounds)
- Boat trips (charters) – option la plus mobile
- Connexion internet :
Wifi variable dans les camps (lent)
Rare ou inexistante en bateau - Santé :
Pas d’hôpital moderne sur place / Petites cliniques locales basiques / Évacuation vers Padang en bateau / speedboat - Alimentation :
Riz, poisson frais, nouilles, cuisine indonésienne simple
Régimes spéciaux possibles dans les resorts - Environnement :
Zone très sensible (déchets, eaux usées) - Moyens de paiement :
95 % des transactions se font par cash ou prépaiement - Électricité :
220 V, prises européennes compatibles mais générateurs parfois capricieux - Réseau :
Très limité → prévoir mode offline, téléchargements avant le départ
Bateau ou camp à terre : le choix crucial de ton trip
Le choix des spots est une chose, mais où vas-tu dormir, manger et te reposer entre deux sessions ? C’est le grand débat aux Mentawai : boat trip ou land camp.
Le boat trip : la liberté absolue
Le charter reste l’expérience originelle pour explorer l’archipel des Mentawai. Son atout majeur réside dans une mobilité totale impossible à égaler ailleurs. Tu te réveilles chaque matin face à un spot vierge, prêt à scorer, suivant la houle à la trace pour fuir la foule.
Imagine ta bande de potes sur un navire avec un équipage dédié et un guide expert. C’est la méthode ultime pour enchaîner un maximum de vagues différentes sans perdre une minute.
Certes, cette option demande souvent un budget plus conséquent. Mais tu rentabilises chaque euros en temps de surf pur et en variété de spots.
Prévoir environ 2 500 à 4 500 € / 10 jours pour un boat trip. Extras : boissons, tips, location de bateau supplémentaire
Le camp à terre (surf resort) : confort et immersion
Les camps à terre offrent une stabilité et un confort bien supérieurs pour récupérer. Tu profites d’un « home spot » accessible juste devant ta chambre, et on saute dans un speedboat afin d’explorer les vagues alentour.
Tu gagnes ici beaucoup plus d’espace et souvent une connexion internet décente. C’est l’idéal pour s’imprégner de la vie locale ou si tu crains le mal de mer.
La plupart des visiteurs choisissent des forfaits tout inclus pour simplifier la logistique. Le coût journalier peut grimper.
Prévoir environ 1 800 à 3 500 € / 10 jours pour un boat trip. Extras : boissons, tips, location de bateau supplémentaire
Avantages et inconvénients : quelle option pour toi ?
Ton choix final dépendra vraiment du type d’aventure que tu recherches. Voici un comparatif direct pour t’aider à trancher.
- Boat Trip :
- Avantages : Une mobilité maximale pour suivre les meilleures conditions météo, un accès privilégié à des spots isolés et une expérience de groupe immersive.
- Inconvénients : Un espace de vie restreint, un risque réel de mal de mer et beaucoup moins de contact avec la culture locale à terre.
- Camp à Terre :
- Avantages : Plus de confort et d’espace, une stabilité parfaite (pas de mal de mer), un accès immédiat à un home spot de qualité et des activités alternatives comme le snorkeling ou les visites au village.
- Inconvénients : Moins de flexibilité pour changer radicalement de zone, une dépendance aux speedboats pour explorer et potentiellement plus de monde sur le spot local.
Préparer sa mission : logistique et matos indispensable
Le billet est presque booké, mais comment on arrive dans ce paradis perdu et qu’est-ce qu’on met dans son boardbag ? La logistique est une partie de l’aventure.
Le trajet : comment rejoindre les îles Mentawai
Tout commence par un vol stratégique vers Padang (PDG), situé sur l’île de Sumatra. C’est le point de passage obligé pour tous les surfeurs en quête de tubes. Tu devras probablement transiter par Jakarta, Kuala Lumpur ou Singapour pour atteindre cette destination finale. C’est un peu long, mais ça fait partie du pèlerinage.
Une fois au sol, direction le port pour le ferry rapide « Mentawai Fast » qui avale la traversée en 3 à 6 heures. La plupart des opérateurs de camps ou de bateaux organisent ce transfert pour toi, ce qui simplifie grandement l’arrivée grâce à de nouvelles infrastructures.
Pour les plus aventureux au budget serré, le ferry lent existe, mais c’est une épopée. À l’inverse, le speedboat privé est l’option la plus rapide, mais elle coûte une petite fortune.
Le quiver idéal et l’équipement à ne pas oublier
Tu ne veux surtout pas te retrouver spectateur parce que tu as cassé ta seule planche le premier jour. La casse est fréquente sur ces récifs puissants, c’est une réalité. Avoir un bon quiver est littéralement la clé de ton voyage.
Voici ce que je mets systématiquement dans mon bag pour ne rien regretter :
- Le Quiver de planches : Prends au moins 3 planches. Un daily driver pour tous les jours, un step-up un peu plus long pour les jours solides et creux, et un funboard/fish pour quand c’est plus mou ou que tes bras fatiguent.
- La Trousse de secours : Prépare une trousse complète avec désinfectant, bandages, et de quoi soigner les coupures de corail. Les chaussons de récif sont non-négociables pour protéger tes pieds.
- Protection solaire : Le soleil tape fort. Mise sur de la crème solaire 50+ résistante à l’eau et « reef-safe », un stick de zinc épais, et un chapeau ou une casquette de surf.
- Accessoires : Blinde ton stock de leashes de rechange, prends de la wax tropicale (ça chauffe vite !), un kit de réparation résine UV, et des sachets d’électrolytes pour rester hydraté.
Budget et formalités : la taxe de surf
Abordons le sujet qui fâche : le budget global du trip. Les Mentawai sont une destination chère, il faut le savoir avant de partir. Le coût principal vient du forfait bateau/camp, qui inclut souvent tout : logement, nourriture et transports locaux vers les vagues. C’est le prix de l’exclusivité.
Mais attention, il y a un détail administratif à ne pas zapper : la taxe de surf obligatoire. Chaque surfeur étranger doit impérativement s’en acquitter à son arrivée pour avoir le droit de se mettre à l’eau.
Le montant actuel est de 2 millions d’IDR (environ 120-130€) et ton ticket est valable 15 jours. Cette taxe a évolué depuis sa mise en place, donc bien préparer son surf trip est essentiel pour éviter les mauvaises surprises une fois sur place.
Plus que du surf : respecter la culture et l'environnement
Surfer les plus belles vagues du monde est un privilège. Mais ce voyage est aussi une rencontre avec une culture unique et un écosystème fragile qu’il faut protéger.
La culture Mentawai : les « hommes-fleurs »
Les Mentawai ne sont pas de simples figurants dans ton décor de vacances. Ce peuple autochtone maintient un lien spirituel viscéral avec la jungle, guidé par l’animisme où chaque élément naturel possède une âme. Leurs tatouages traditionnels racontent une histoire sociale complexe, bien loin de la simple esthétique.
Trop de surfeurs restent coincés dans la bulle confortable de leur charter ou resort. C’est une erreur monumentale. Il est possible d’organiser des visites respectueuses dans les villages pour comprendre réellement où tu as mis les pieds.
Passe systématiquement par des guides locaux pour ces excursions. C’est le seul moyen de garantir que ton argent soutient la communauté et que l’interaction reste authentique, sans virer au voyeurisme malaisant.
Règles de bonne conduite à l’eau et à terre
Avec la foule grandissante au peak, les règles de priorité ne sont pas optionnelles. Le respect des locaux est la base absolue si tu ne veux pas que le karma te rattrape violemment.
- Respect à l’eau : Ne taxe jamais une vague et attends ton tour patiemment. La communication est la clé pour éviter les accidents. Jeter ses déchets par-dessus bord est un crime impardonnable ici.
- Respect à terre : En dehors des camps, couvre tes épaules et tes genoux par décence. Demande toujours la permission avant de braquer ton objectif sur un habitant, ce n’est pas un zoo.
- Comportement général : Modère ta consommation d’alcool. L’attitude débridée de certains touristes choque la population locale, comme le soulignent des études sur les impacts du tourisme.
Un paradis fragile : l’impact environnemental
L’archipel est à un point de bascule écologique. Le développement rapide du tourisme de surf exerce une pression dingue sur les ressources naturelles et la gestion des déchets. L’érosion des plages et la qualité de l’eau menacent directement ce qui rend cet endroit magique.
Ton choix de prestataire pèse lourd dans la balance. Privilégie les opérateurs qui traitent leurs eaux usées et soutiennent l’économie locale plutôt que ceux qui rejettent tout à la mer sans scrupules.
Tu as une responsabilité simple : laisser le spot plus propre qu’à ton arrivée. C’est la seule façon de préserver ce joyau pour que les générations futures ne surfent pas au milieu des ordures.
Tu as désormais toutes les clés pour réaliser le trip de ta vie. Les Mentawai, c’est la promesse de tubes parfaits et d’une aventure humaine brute. Prépare ton quiver, respecte ce sanctuaire fragile et ses habitants, puis laisse la magie opérer. Le paradis n’attend que toi, alors qu’est-ce que tu attends pour boucler ton boardbag ?
Découvrir aussi Bali
Si les Mentawaï représentent l’aventure surf ultime, avec leurs reefs isolés et leurs vagues d’une précision quasi irréelle, Bali offre une tout autre facette de l’Indonésie, plus accessible mais tout aussi inspirante.
Là où les Mentawaï te plongent dans un quotidien 100 % surf, coupé du monde, Bali t’accueille avec une variété de spots pour tous niveaux, des beach breaks doux de Kuta aux lignes parfaites d’Uluwatu.
C’est une île où tu peux alterner entre sessions matinales, temples traditionnels, warungs en bord de mer et sunsets flamboyants. Le contraste est fort : ici, tu trouves plus de vie, plus de culture, plus de confort, sans pour autant perdre la magie des vagues tropicales. Beaucoup de surfeurs combinent d’ailleurs les deux destinations lors d’un même voyage : les Mentawaï pour l’intensité et la perfection, Bali pour souffler, progresser et profiter d’une ambiance unique.
Pour prolonger ton trip indonésien, consulte aussi notre guide complet sur
Bali, l’autre incontournable du surf dans l’archipel.
FAQ
Les réponses à tes questions sur le surf au Mentawai
C'est quoi la vraie saison du surf aux Mentawai ?
La fenêtre de tir principale s’ouvre d’avril et se referme en octobre. C’est le fameux « prime time » où les grosses houles de l’Océan Indien bombardent l’archipel. Si tu veux voir les spots légendaires fonctionner à plein régime, c’est là qu’il faut être.
Cela dit, on peut surfer toute l’année. La basse saison (de novembre à mars) offre des vagues plus petites et moins de monde, ce qui est parfait si tu veux éviter la foule et surfer des vagues plus « fun » sans te faire peur.
Quel mois choisir pour être sûr de scorer ?
Si tu cherches la consistance absolue et la taille, les mois de juin, juillet et août sont imbattables. C’est là que les houles sont les plus fréquentes et les plus puissantes. Par contre, attends-toi à partager le line-up, car tu ne seras pas le seul à vouloir ta part du gâteau.
Quand est-ce qu'il faut partir pour avoir les meilleures conditions ?
Tout dépend de ce que tu cherches. Pour du gros tube et de l’adrénaline, vise la haute saison entre mai et septembre. Si tu préfères des sessions plus cool avec moins de pression à l’eau, les intersaisons comme mars-avril ou octobre-novembre sont un excellent compromis : il y a encore de très belles vagues, mais l’ambiance est plus détendue.
Est-ce que les Mentawai abritent le spot le plus mythique du monde ?
C’est fort probable ! Beaucoup te diront que Lance’s Right (HT’s) est la droite la plus parfaite et photogénique de la planète, même si le reef (« la table du chirurgien ») est impitoyable. D’autres ne jurent que par Macaronis, souvent décrite comme la gauche la plus fun et mécanique au monde. C’est le genre de vague dont tu rêves la nuit.
Y a-t-il des spots pour surfer si on est débutant ?
Les Mentawai ne sont pas l’endroit idéal pour apprendre à se lever sur une planche, le corail est coupant et les vagues rapides. Cependant, si tu as déjà les bases, des spots comme Burger World ou Nipussi offrent des murs plus doux et moins creux. C’est parfait pour progresser sans se mettre en danger critique, à condition de bien choisir son jour et la marée.
D’autres destinations surf qui pourraient vous plaire
MAROC
Le Maroc reste une valeur sûre pour allier soleil, dépaysement rapide et longues droites parfaites. D’Anchor Point à Boilers en passant par Imsouane, le littoral déroule des vagues régulières tout l’hiver, avec une ambiance surf authentique et chaleureuse.
Entre thés à la menthe, souks colorés et line-ups baignés de lumière dorée, chaque session a ce parfum d’évasion simple et intense.
CAPBRETON – FRANCE
Au cœur des Landes, Capbreton propose des beach breaks puissants qui font vibrer tous les niveaux. L’été est fun et accessible, tandis que l’automne et le printemps livrent des bancs de sable plus solides, parfois tubulaires. L’énergie locale, la pinède, les petites adresses surf-friendly et la proximité avec Hossegor en font un spot idéal pour ceux qui veulent mixer sessions engagées et art de vivre landais.
TAMARINDO – COSTA RICA
Tamarindo, c’est la douceur du “Pura Vida” appliquée au surf. Une baie ouverte, des vagues constantes et une multitude de spots accessibles à pied ou en panga. Débutants, intermédiaires, voyageurs solo ou familles y trouvent leur bonheur dans une ambiance chill, tropicale et chaleureuse. À proximité, Playa Grande, Avellanas ou Langosta offrent encore plus de diversité.
Surfer à Tamarindo, Costa Rica
LANZAROTE – CANARIES
Surnommée le “Hawaii de l’Atlantique”, Lanzarote séduit par son caractère volcanique, son énergie brute et ses vagues puissantes. La Santa, Famara ou los Quemao attirent les surfeurs en quête de murs solides, tandis que des spots plus doux permettent de progresser en sécurité. Climat idéal, paysages lunaires et culture canarienne en font une destination intense mais incroyablement inspirante.
Mise à jour Novembre 2025